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Les artistes

La Cetra d’Orfeo            
                                                    

 

Créée en 1994 par Michel Keustermans, la Cetra d’Orfeo (La Lyre d’Orphée) est un ensemble de musique ancienne interprétant des oeuvres du XVIe au XVIIIe siècle et dont l’originalité se situe au niveau de ses programmes ainsi que dans la présentation de ceux-ci au public d’une manière vivante et accessible à tous.

Elle est formée d’un noyau fidèle de musiciens spécialisés dans l’interprétation sur instruments d’époque. Le renouvellement constant de sa programmation toujours éclectique lui permet d’être régulièrement invitée à de nombreux festivals en Belgique: Festival de l’Eté Mosan, Festival de Wallonie, Festival des Flandres, Printemps Baroque du Sablon, Journées du Patrimoine, Musée Instrumental etc… En France: Printemps des Arts à Nantes, Festival de Sablé, tournées en Bretagne, Vendée, Alsace, Normandie, Nord, Pyrénées, Périgord. Concerts en Italie, Angleterre, Allemagne, Luxembourg, Espagne, Autriche, Turquie, Inde, Amérique du Nord et Amérique du Sud.

Outre des concerts traditionnels (concertos, musique de chambre, cantates), ses concerts-spectacles se cristallisent autour de diverses thématiques associant souvent plusieurs disciplines artistiques: Enfer et Paradis mêle poésie et musique, peinture et danse contemporaine; Folias donne la parole à la Folie et à la danse ancienne qui lui est associée, avec un CD récemment paru (Eole); La Sirène et l’Epervier associe au théâtre d’ombres un conte musical plein de magie; One Charming Night présente la musique de théâtre et de rue à Londres au XVIIe siècle; De Bouche à Oreille est un savoureux mélange de chansons à boire et de poésie gourmande qui ravit les papilles auditives les plus subtiles; Chi passa per la Strada est un divertissement à tréteaux où s’interpellent danseurs, comédiens, jongleurs et chanteurs dans une rue italienne du XVIe siècle; La Cigale est un spectacle intime et poétique autour du personnage de Jean de la Fontaine; La Clef du Caveau, pot-pour-rire de chansons à boire et autres joutes verbales du XVIe siècle… et bien d’autres encore, passés et à venir! 

Les derniers enregistrements et productions de La Cetra ont été «Triptyque», 3 musiciens autour de Jean-Sébastien Bach (Eole), et Joseph Bodin de Boismortier (Pavane), programmes souvent associés à des danseurs sous le thème de son opéra-ballet «les Voyages de l’Amour».

www.lacetra.com 

 

                                                                                   

                              




Michel Keustermans - Flûte à bec

 

Après des études d’ingénieur civil-architecte à Louvain-la-Neuve qu’il réussit avec grande distinction et un mémoire sur “Musique et Architecture”, il obtient un diplôme supérieur de flûte à bec au Conservatoire Royal de Bruxelles dans la classe de Frédéric de Roos, ainsi qu’un 1er prix de musique de chambre et d’histoire de la musique. Avec son ensemble baroque la Cetra d’Orfeo, il explore un monde sans cesse renouvelé où plusieurs disciplines artistiques se côtoient et se cristallisent dans des concerts à thèmes originaux: poésie, peinture, danse, ombres chinoises, jonglerie, théâtre, marionnettes.

Il parvient également à captiver le public par des présentations simples et conviviales, unanimement appréciées. Passionné de pédagogie, il enseigne la flûte à bec et la musique de chambre à l’académie de Waterloo. Il est souvent appelé à diriger des orchestres de jeunes étudiants ou professionnels dans des projets d’opéras ou de concerts symphoniques avec chœurs d’adultes ou d’enfants. En tant que compositeur, il propose régulièrement au public ou à ses élèves de nouvelles œuvres pour chœur, solistes ou orchestre où la musique traditionnelle et le jazz  prennent de plus en plus d’importance.





Marie de Roy, soprano

Elève des Conservatoires Royaux de Mons, de Bruxelles et de Luxembourg, Marie de Roy obtient successivement le 1er prix de solfège instrumentiste, le 1er prix de chant-concert (classe de Mme. Gerda Hartman), le 1er prix de musique de chambre (classe de M. Guy Van Waas), le diplôme supérieur en chant opéra et le 1er prix en art lyrique (classe de M. Louis Landuyt) et le diplôme supérieur de chant concert (classe de M. Peter Ickx et Mme. Marianne Pousseur). 

Tout au long de sa formation, Marie de Roy s’est perfectionnée avec notamment Mesdames Janet Thompson, Rachel Yakar, Mary Morisson au Canada et Isabelle Desrochers pour la musique française du XVIIIe siècle.  Marie de Roy a donné de nombreux concerts en Belgique, France, Italie, Pays-Bas, Canada, Mexique entre autres avec le Belgian Sinfonia Orchestra, l’ensemble Scherzi Musicali, la Cetra d’Orfeo, la Maîtrise et l’Orchestre Philharmonique de la Cathédrale de Strasbourg, l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie. 

Son répertoire comprend entre autres Frauenliebe und Leben de Schumann, Spanishe und italische lieder de Wolf, Romanzen-Suite de Chostakovitch, Lieder eines fahrenden Gesellen de Mahler et également des compositeurs comme Fauré, Debussy, Duparc, Cage et Vaughan Williams.  En tant que soprano dramatique, Marie de Roy a joué divers rôles d’opéra : Elle dans « La voix humaine » de F. Poulenc au Grand Théâtre National du Luxembourg, La Diva dans « L’Opéra Pompier » création de Victor Kissine, Didon dans « Didon et Enée » de Purcell et des extraits de « Carmen », « Lucia di Lammermoor », « Le dialogue des Carmélites » (Blanche) , « Le Barbier de Séville » (Rosine) ainsi que le rôle de la Comtesse dans « Les Noces de Figaro » de Mozart au Conservatoire de la ville de Luxembourg. 

Depuis 2002 , elle fait partie de l’ensemble Isocèle avec la mezzo Laurence Renson et l’alto Vinciane Soille.  Pour l’entendre et la voir, consultez son site Internet : www.mariederoy.com



Lieven Baert ,  danseur et chorégraphe

Directeur de la Compagnie de danses de la Renaissance à Gand qu’il a créée en 1985, Lieven Baert est un acteur complet et un danseur exceptionnel qui a pu se produire dans de nombreux pays du monde. Il a eu également l’occasion de communiquer ses connaissances comme professeur dans ces mêmes pays : il est professeur invité à l’Université de Stockholm et à l’Institut Alicia Alonso à l’Université de Madrid ; il enseigne et se produit également en  Allemagne, Italie et aux Pays-Bas.

En 2004, il a été chargé de la chorégraphie pour les Festivités à Segovie célébrant le règne d’Isabelle la Catholique. Il a été associé à la représentation du Landshuter Hochzeit, une des plus prestigieuses reconstitutions d’un mariage du haut moyen âge en Europe. Plus tard, il s’est intéressé à l’enseignement de la danse dans l’opéra et l’opérette. Il a travaillé pour l’Opéra de Chambre de Varsovie dans des œuvres de Monteverdi et John Blow, puis en Belgique pour des opérettes de Strauss, Offenbach et Lehar.

Il travaille à des programmes d’éducation de la danse pour The Royal Ballet School,  l’Opéra des Flandres et plusieurs musées belges. Il est l’un des enseignants les plus importants pour la danse ancienne actuellement en Europe.

Vérouchka Nikitine 
 

Dans la multitude et la variété  des timbres de l’orgue, Vérouchka Nikitine a trouvé l’instrument idéal pour exprimer sa passion. Touchée par la noble voix du piano, bouleversée par celles de l’orchestre, l’orgue lui permet de restituer ces sensations sonores et d’en susciter de nouvelles, infiniment, au fil des rencontres entraînées par son activité de concertiste.

Soucieuse d’accorder les œuvres qu’elle interprète au caractère de chaque instrument joué, elle puise avec bonheur, à travers toutes les époques, dans le vaste répertoire organistique, qu’elle élargit encore grâce à la transcription.

Les facultés rhétoriques de l’instrument aux mille bouches appellent une réponse, que Vérouchka Nikitine a cherchée en dialoguant successivement avec la chaleur énergique et brillante de la trompette, puis avec l’élégance virtuose du hautbois. Et c’est auprès du piano que l’expérience de l’orgue en musique de chambre a trouvé son accomplissement : alternant les rôles, échangeant les motifs, se poursuivant l’un l’autre à travers l’acoustique souvent généreuse des églises et des salles de concert, l’orgue et le piano forment un couple d’un équilibre et d’une richesse sonore inégalés.

Cette entente instrumentale est certainement favorisée par un détail humain : le piano qui a si bien trouvé sa place auprès de l’orgue  est celui de sa sœur, Katherine Nikitine.

En juin 2009, elles ont ainsi eu l’honneur de créer, en duo, une œuvre originale de leur maître Jean Guillou, le Colloque n°7 pour piano et orgue, en son église Saint-Eustache à Paris.

Lauréate de nombreux concours internationaux (Concours de la Ville de Paris, Concours Bach-Gesellschaft), Vérouchka Nikitine est l’invitée régulière des festivals européens et des grandes tribunes parisiennes.
La saison 2010-2011 verra donc Vérouchka Nikitine en concert en tant que soliste, et également en duo piano et orgue, pour interpréter notamment ses transcriptions de partitions réservées d’ordinaire à l’orchestre symphonique.
 

Marie-Andrée Morisset-Balier 

 


Marie-Andrée MORISSET-BALIER, titulaire du Cavaillé-Coll de l’abbatiale Saint-Ouen de Rouen, avait d’abord étudié le piano avant de travailler l’orgue. Ainsi préparée à interpréter les romantiques, elle a enregistré quarante C.D. Son répertoire très vaste va de la Renaissance à la musique contemporaine. 

Elle a créé le « Vitrail pour Jeanne d’Arc » du compositeur belge Edouard Senny, sur le grand orgue de  Saint-Ouen. Ses transcriptions de compositeurs classiques et romantiques font autorité. Avec son mari Michel Morisset, elle a parcouru toute l’Europe donnant des récitals dont les programmes originaux sont appréciés des auditeurs.
 

Michel Morisset

Peintre et musicien, Michel Morisset fut guidé pendant dix ans par Georges Braques, le grand peintre, l’un des fondateurs du cubisme. Auteur d’une thèse de musicologie sur la trompette  française de Lully à Rameau, il a donné en première audition avec son épouse des œuvres d’André Fleury, Jeanne Joulain, René Courdent, Don Clément Jacob….
 

Yanka Hekimova
 

Née à Sofia, Yanka Hékimova débute comme pianiste. Très jeune, elle se familiarise avec la scène lors de récitals et concerts avec orchestre dans les plus grandes salles de sa ville natale.

Après de brillantes études en orgue et en piano au Conservatoire de Moscou, elle s'installe à Paris et se consacre à la carrière de concertiste.

Invitée de prestigieux festivals, Yanka Hékimova a joué dans le monde entier. Ses concerts ont été largement diffusés par les chaînes de radio et de télévision.

Yanka Hékimova a réalisé de nombreuses transcriptions d'œuvres orchestrales ou pour piano, de Vivaldi, Haendel, Mozart, Liszt, Wagner, Saint-Saëns, Tchaïkovski, Ravel.

En 1998, en collaboration avec la Ville de Paris, avec le soutien de la Fondation Hippocrène et d'ARGOS, Yanka Hékimova a imaginé et créé une série de concerts-spectacles pour enfants ; accueillie avec enthousiasme par le jeune public, cette initiative est depuis reconduite chaque année.

Yanka Hékimova a enregistré  plusieurs CD, dont deux aux grandes orgues de Saint-Eustache où figurent sa transcription de la symphonie "Jupiter" de Mozart et des oeuvres originales du répertoire organistique.

Publiée par Philips-Universal, la version "live" des Danses Symphoniques de Rachmaninoff que Yanka Hékimova interprète avec Jean Guillou, auteur de la transcription pour deux organistes, a reçu les éloges des critiques du Monde de la Musique, de Répertoire et de Diapason.

Plus récemment est parue l'Intégrale des Sonates en Trio de Jean-Sébastien Bach en 2 CD enregistrée à l'orgue de la Tonhalle de Zürich.

En 2006, à l'occasion de la restauration de l'orgue de Saint-Gabriel à Paris, Yanka Hékimova a enregistré un CD comportant des oeuvres de Purcell, J.S. Bach, Mozart, Schumann, Franck et Vierne.

 
http://yanka-hekimova.perso.sfr.fr/
                                        


La Chapelle Musicale de Tournai
 
Fondé en 1978, cet orchestre de chambre, constitué de musiciens professionnels généralement issus et diplômés des Conservatoires royaux belges, allie l’enthousiasme d’un projet musical collectif au professionnalisme d’un travail artistique abouti.

Reconnu et soutenu par la Communauté  française de Belgique, l’ensemble est dirigé depuis 1989 par Philippe Gérard et développe autant ses contacts avec de jeunes solistes talentueux, belges et étrangers, qu’avec des solistes ou chefs de renommée internationale.

Ainsi, il a accueilli de nombreux artistes tels Abdel-Rahman El Bacha, Gérard Caussé, Olivier Latry, Jean-Claude Vanden Eynden, Claire Gibault, Stephen Salters, Marie et Sophie Hallynck, Véronique Bogaerts, Dominique Cornil, Philippe Koch, Luc Devos, Marcel Vanaud, Ludovic de San, Marie-Noëlle de Callataÿ, Céline Scheen, Yves Saelens, Shadi Torbey, Liviu Prunaru, Anton Dikov, Ronald Van Spaendonck, Lionel Lhote, Hélène Bernardy, Denis Sunghô, Elise Gäbele, David Cohen, Anne-Catherine Gillet, Isabelle Everarts de Velp, Talar Dekrmanjian, Angélique Noldus…


 
Plusieurs collaborations avec des chœurs belges ou étrangers se sont développées afin d’aborder le répertoire choral (Brussels Choral Society, Madrigal Singers, Koninklijke Gentse Oratorium Vereniging, Cercle choral européen, chœurs de l’I.M.E.P.) ; ainsi purent être produites de grandes œuvres comme la Passion selon saint Jean, l’Oratorio de Noël de J. S. Bach, Le Messie de Händel, Die Jahreszeiten de Haydn, le Requiem et plusieurs messes de Mozart ou encore le Requiem de Fauré.

Actif dans sa ville d’origine, Tournai, où, depuis 1992, il propose chaque année avec succès une saison musicale diversifiée, l’orchestre est aussi invité partout en Belgique et a participé à de nombreuses manifestations prestigieuses telles que le Festival de Wallonie, le Juillet Musical d’Aulne, le Festival de l’Été Mosan, le CIAD (Concours international André Dumortier), la Nuit de Beloeil, la Fête de la Communauté française, ainsi qu’en France et en Angleterre. En décembre 2000, il proposait la création en Belgique d’un opéra de Kurt Weill, Street Scene.

Fonctionnant autant en formation de cordes qu’en orchestre de chambre ou même orchestre symphonique, il possède un vaste répertoire allant de la musique baroque à celle du XXIe siècle, avec notamment des compositeurs comme Britten, Brouwer, Pärt, Gorecki, Schnittke, Bartok, Stravinsky, Hindemith, Van Rossum ou Chostakovitch.

La Chapelle Musicale a enregistré  plusieurs CD, consacrés à Mozart, Britten, Holst, Jean Absil et Leo Brouwer.

http://www.chapellemusicaletournai.be/


Philippe Gérard

Au terme de candidatures en droit et sociologie, Philippe Gérard a accompli ses études musicales au Conservatoire Royal de Bruxelles, y remportant les diplômes supérieurs de piano et musique de chambre, ainsi qu’un 1er Prix de direction d’orchestre.

Pianiste actif tant en Belgique qu’à l’étranger, il s’oriente vers la musique de chambre et l’accompagnement du chant, tout en développant une carrière de chef d’orchestre.

Chef permanent d’un orchestre de chambre, la Chapelle Musicale de Tournai, depuis 1989, il collabore aussi avec de nombreux ensembles et orchestres de jeunes (e.a. l’orchestre du Conservatoire de Bruxelles et l’OSEL à l’Université catholique de Louvain) et des formations réputées telles que l’Orchestre Philharmonique de Liège, l’Orchestre National de Belgique ou l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie.

En 2007, il était l’invité de l’Orchestre National de Syrie pour plusieurs concerts à Damas et Homs. En avril 2009, il est invité à diriger 4 concerts en Toscane au Festival international d’orchestres de jeunes européens.

Régulièrement invité par la plupart des Festivals belges (de Wallonie et des Flandres, Été  Mosan, Juillet Musical d’Aulne, Nuit de Beloeil, Festival de Bruxelles), il se produit également souvent à l’étranger (France, Allemagne, Angleterre, Espagne, Italie, Autriche, Proche-Orient).

Il a dirigé de nombreux artistes belges et étrangers parmi lesquels Gérard Caussé, Olivier Latry, Jean-Claude Vanden Eynden, Marie et Sophie Hallynck, Véronique Bogaerts, Abdel-Rahman El Bacha, Liviu Prunaru, Philippe Koch, Denis Sung-Hô, Dominique Cornil, le Trio Grumiaux, Céline Scheen, Sophie Karthauser, Marie-Noëlle de Callataÿ, Stephen Salters, Ludovic de San, Marcel Vanaud, Ronald Van Spaendonck, Anton Dikov, Eliane Rodrigues, Hélène Bernardy, Anne-Catherine Gillet, Shadi Torbey, Lionel Lhote, Nathalie Loriers…

Il a été assistant-chef des chœurs au Théâtre Royal de la Monnaie en 2003/2004 et y fut chef des chœurs, ainsi qu’au Festival d’Innsbruck, pour la création de l’opéra Eliogabalo de Cavalli, sous la direction de René Jacobs.
En mars/avril 2009, il dirige la Forêt bleue, conte lyrique de Louis Aubert pour l’opéra Royal de Wallonie.
Passionné par le chant, il dirigea de nombreuses productions lyriques (parmi lesquelles Lo Speziale de Haydn, Street Scene et Les sept péchés capitaux de Kurt Weill, Trouble in Tahiti de Bernstein, La Vie parisienne d’Offenbach, Pierrot lunaire de Schœnberg, L’Enfant et les Sortilèges de Ravel, La Forêt bleue de Louis Aubert, Jakob Lenz de Wolfgang Rihm, Les Surprises de l’amour de René Defossez) et  œuvres chorales (Passion selon saint Jean, oratorios de Noël et de Pâques, cantates de J. S. Bach, le Messie de Händel,  Die Jahreszeiten de Haydn…).

A la tête de son orchestre « la Chapelle Musicale de Tournai », il a enregistré plusieurs CD, consacrés à Mozart, Absil, Holst, Britten et plus récemment au compositeur cubain Leo Brouwer.

Intéressé par l’ouverture et le développement des jeunes artistes en Belgique, il est président de l’association sans but lucratif Talent dont le but est leur promotion par l’organisation de récitals et concerts.

Pianiste fréquemment invité  par le Concours Musical Reine Elisabeth, il est  professeur de direction d’orchestre et accompagnateur au Conservatoire Royal de Bruxelles où il s’est vu décerner en 2008 le Prix «  J.de la Haut » pour le dynamisme et la qualité de son enseignement.
 
 
Etienne Walhain

Né en Belgique en 1980, il a été formé dans plusieurs établissements. Tout d'abord le Conservatoire  Royal de musique de Mons où il  a obtenu plusieurs Premiers Prix : Harmonie, musique de Chambre, Analyse musicale et Orgue, ainsi que le Premier Prix d'orgue du Conservatoire de Cambrai (F). Il a ensuite étudié  avec Louis Robilliard au Conservatoire National de Région de Lyon, récompensé également par le Premier Prix de perfectionnement avec la plus grande distinction et félicitations du Jury.

Sa pensée musicale repose sur une dialectique de fusion entre l'orgue et le monde théâtral. En effet, chaque "personnage" musical est traduit par un leitmotiv scénique. L'orgue-orchestre est donc une  ressource infinie de caractères et d'atmosphères tant sibyllins qu'euphoriques, tant candides qu'inquiétants, le tout dans le seul dessein de clarté, de mise en situation théâtrale et orchestrale.

Il a en outre  remporté le Premier Prix d’organiste-concertiste dans la classe d’orgue de Jean-Jacques Kasel  au Conservatoire Supérieur de musique de Luxembourg. Depuis de nombreuses années, Etienne Walhain travaille  avec Maître Jean Guillou.

Actuellement Etienne Walhain poursuit une carrière de concertiste qui l’amène à jouer fréquemment en soliste en Belgique, France,  Allemagne, Italie, Grand-duché de Luxembourg, ... En 2005 il fut invité pour sa première tournée de concerts aux Etats-Unis (New-York, Boston et Philadelphie) et est invité en 2006 pour une deuxième tournée en Californie et en Virginie. Sur l'invitation de Jean Guillou il a donné un récital lors du Festival International d'orgue de Saint Eustache à Paris.
 
 
La Petite Bande

C’est en 1972 que Sigiswald Kuijken créa La Petite Bande, à la demande de la maison de disques Harmonia Mundi (Allemagne) afin d’enregistrer Le Bourgeois Gentilhomme de Lully sous la direction de Gustav Leonhardt. Le nom et l’effectif d'ensemble étaient inspirés de l’orchestre de Lully à la cour de Louis XIV. Le but était  de faire revivre cette musique de façon authentique, en utilisant des instruments d’époque et en empruntant des techniques et un style de jeu authentiques afin de parvenir  à une image sonore et à une interprétation fidèle à l’original, sans pour autant tomber dans un académisme stérile.



 

Le succès de l’enregistrement fut tel que l’orchestre se trouva régulièrement invité à donner des concerts et finit par s’établir comme groupe à caractère plus permanent. Depuis lors, son répertoire s’est élargi au style baroque italien et allemand et à la période classique (Mozart, Haydn).

Gustav Leonhardt et Sigiswald Kuijken se sont partagé la direction de La Petite Bande depuis sa formation. Ce dernier en est le chef permanent.

La discographie de La Petite Bande, aujourd’hui très importante, comprend des oratorios et des opéras des périodes baroque et classique, ainsi que de la musique instrumentale. Citons notamment des opéras de Rameau, Haendel et Gluck (Orfeo), des Cantates, la Messe en si, le Magnificat, l’Oratorio de Noël et les Passions de J.S. Bach, les Concertos brandebourgeois, les Suites pour orchestre et les Concertos pour violon du même compositeur, La Création et Les Saisons de Joseph Haydn (ainsi que plus de vingt de ses symphonies ), le Requiem, Davidde Penitente et les Concertos pour violon (ainsi que la Sinfonia Concertante et le Concertone de Mozart (avec en solistes Sigiswald Kuijken et Ryo Terakado). L'enregistrement “live” de Cosi fan tutte, paru en 1993, a reçu des critiques très élogieuses. Ceux de Don Giovanni (1996) et  des Noces de Figaro(1999)  connurent le même succès.



La Petite Bande enregistre pour BMG (Deutsche Harmonia Mundi), Denon, Challenge Records, Accent et Hyperion . Elle entame un vaste projet en collaboration avec la firme de disques ACCENT : l’enregistrement d’un cycle liturgique complet de Cantates de Bach (le dernier enregistrement est prévu en 2012 !) La Petite Bande  bénéficie du soutien structurel de la Communauté flamande de Belgique et de la Province de Brabant-Flamand.   Depuis 1997, La Petite Bande est en résidence à Louvain.

Sigiswald Kuijken (° 1944)
          
Premier prix de violon au Conservatoire de Bruxelles (1964),  Sigiswald Kuijken est d’abord membre - avec Wieland Kuijken, Robert Kohnen et Janine Rubinlicht - de l’ensemble bruxellois Alarius . Il pratique ensuite la musique de chambre en compagnie de différents spécialistes du répertoire baroque, ses frères Wieland et Barthold (photo ci-dessus)  et Robert Kohnen principalement, mais aussi Gustav Leonhardt, Frans Brüggen, Anner Bylsma  et René Jacobs.  C’est sous l’impulsion de Gustav Leonhardt et de la firme Deutsche Harmonia Mundi qu’il fonde en 1972 La Petite Bande, un orchestre baroque qui s’est produit depuis en Europe, en Australie, en Amérique du Sud, en Chine et au Japon.

Il introduit en 1969 une façon historiquement plus authentique de jouer le violon baroque : l’instrument n’est plus pris entre le menton et l’épaule mais librement appuyé sur  l’épaule, ce qui a des conséquences importantes sur l’approche du répertoire pour violon. En 2004, Sigiswald Kuijken réintroduit la violoncello da spalla (violoncelle d’épaule) sur la scène  - l’instrument pour lequel Bach écrivit sans doute ses six Suites en solo, dont il entreprend l’enregistrement en fin 2006.

Sigiswald Kuijken  enseigne le violon baroque au Conservatoire Royal de La Haye de 1971 à 1996 et de 2009 au Conservatoire Royal de Bruxelles.En outre, il reprend à l’occasion la direction d’orchestres symphoniques « modernes » dans un répertoire romantique (Beethoven,  Schumann, Brahms, Mendelssohn).

Le 2 février 2007, Sigiswald Kuijken est fait docteur honoris causa de la K.U. Leuven.  Le prestigieux « Prix du Mérite Culturel de la Communauté Flamande » lui est attribué en février 2009. 


www.lapetitebande.be

Bartold Kuijken