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Pas d'évêque sans cathédrale

La cathédrale est avant tout l’église-mère du diocèse de Tournai où siège l’évêque, successeur des apôtres. Il y préside la liturgie aux grands jours et ses collaborateurs, les chanoines y célèbrent l’Eucharistie chaque jour de la semaine. Elle est un lieu de rassemblement pour les grands moments de la vie diocésaine. 

Au cours de son histoire, l’Eglise a toujours mis en valeur les deux aspects qui constituent sa réalité, en insistant tantôt sur l’un, tantôt sur l’autre : l'Eglise universelle et la Primauté romaine d'une part ; l’Eglise locale rassemblée autour de l'évêque, garant de la foi des Apôtres, d'autre part. C’est cette même vision de l’Eglise que souligne la constitution conciliaire Lumen Gentium, lorsqu’elle restaure le principe de la collégialité épiscopale, qui demande aux évêques de porter, en communion avec le pape, la sollicitude de toutes les églises.

Car l’Eglise n'est pas une entité monolithique dont les diocèses ne seraient que des fragments détachés. Elle est une communion de communautés dont chacune, rassemblée autour de l'évêque, successeur des apôtres, possède en plénitude les dons de l'Esprit Saint. La comparaison la plus expressive serait ici celle du pain eucharistique, dont chaque fragment est réellement le Corps du Christ. De même qu’il n'y a qu’une seule Eucharistie dont nos célébrations sont des épiphanies dans le temps et dans l'espace.

Un signe visible

Qu’elle soit locale ou universelle, cette Eglise est définie aussi par le Concile comme le sacrement de l'union à Dieu et du salut de l'humanité. Sacrement, c'est-­à-dire signe et moyen de cette réintégration dans l’unité. Un signe demande un minimum de visibilité. Aussi nos communautés chrétiennes, au cours de l'histoire, ont-elles su parsemer nos paysages de signes mineurs, les églises de pierres avec leur clocher pointé vers le ciel. Quant à notre cathédrale, elle a le privilège d'être le signe éminent du rassemblement de tout un peuple autour de l'évêque, son pasteur. C'est pourquoi, à la place d'honneur après l'autel, figure la Cathèdre, siège de l'évêque, signe de cette autorité de service dont notre évêque est investi comme successeur des apôtres.

Si la cathédrale demeure en permanence un signe visible au cœur de la cité, elle ne prend toute sa signification que lorsque le peuple s'y rassemble autour de son évêque : elle devient alors le signe par excellence de l'Eglise de Dieu qui est à Tournai. Et donc si notre vénération s'adresse à la cathédrale en tant que signe matériel, à combien plus forte raison devons-nous tenir à ce qu'elle demeure le signe spirituel, le Temple vivant, le lieu du rassemblement du peuple de Dieu, formé de pierres vivantes autour de la pierre d'angle qu’est le Christ, dont l’évêque est le signe.

Puisse notre cathédrale, un jour pas trop lointain, nous être rendue dans toute sa splendeur. Et qu’affluent vers elle les pèlerins venus de tous les coins du diocèse, non seulement pour y vénérer Notre-Dame de Tournai, mais aussi pour honorer la communion qui nous relie, par notre baptême, et grâce à notre évêque, au collège apostolique réuni autour du Seigneur. 

Qu’elle s’illumine à la veille des fêtes et que sonnent les cloches et les bourdons pour y convoquer le peuple ! Et que celui-ci, rassemblé autour de son évêque, proclame à toute la ville le Mystère inouï des Noces de l’Agneau !

R. DUMONT